En ce temps de Noël,
Je pense à toi mon frère,
Qui vit dans la misère,
Je pense à toi ma sœur,
Qui subit l’horreur,
Je pense à toi petit enfant,
Mendiant l’amour de parents,
Victime de guerre,
Refoulant sa colère.

C’est Noël, où crèches-tu ?
Les moutons bêlent dans l’étable,
C’est regrettable,
Les bergers ont désertés,
Dans les magasins,
Ils s’en sont allés fantasmer,
Les artifices les éblouissent.

Et ceux qui sont couchés dans leur foin,
Qui en prend soin ?
Les uns n’ont de bien que le ciel étoilé,
D’autres ne se sentent jamais rassasiés,
Et d’artifices se nourrissent.

Noël se fait la belle pour les déshérités,
Nous n’osons y penser,
Redoutable miroir,
Que nous ne pouvons voir,
de ce qui pourrait nous arriver,
alors nous préférons rêver.

Notre cœur sait pourtant,
Combien il est temps,
D’accueillir notre authenticité,
Dont la seule vérité est dans l’unité.

Isolé, entend que tu ne l’es pas,
Permets-moi de m’approcher de toi,
De te prendre dans mes bras,
La lumière est dans nos cœurs,
Ne la cherchons pas ailleurs.

Gabrielle
Ce poème est un cri du cœur de P’tit’ Tête sans prétention littéraire.