Une heure de plus?

Et si je voulais la regarder comme un espace virtuel de 60 minutes, juste le temps de pouvoir imaginer ce que je viens d’en faire.
Oui, j’y ai déposé des pensées, récolté des idées.
Aurais-je lu, écouté, avalé, ruminé des rumeurs, soit disant pour le bien de la société, sans prendre conscience de leur essence ? A quoi ai-je participé ?
J’ai peut-être régurgité des belles paroles diffusées par les biens pensants sur les réseaux sociaux, sans imaginer un seul instant qu’elles entretiennent et véhiculent peut-être des peurs. Que certaines d’entre elles sont propagées dans le seul but de servir une cause qui ne correspond pas à mes valeurs.
Je me rappelle que les guerres les plus sanglantes ont eu besoin de colporteurs de malheurs pour pouvoir ensuite proposer des sauveurs.
Je sais à présent que nous sommes individuellement bien plus puissants qu’on veut nous le laisser croire. Que le libre arbitre m’appartient de faire le choix d’agir dans la peur ou en faveur de l’amour.
Lorsque je te regarde, je me dis que tu es tout comme moi et ne cherche rien d’autre que ta survie et un peu d’amour, alors pourquoi voudrait-on me faire croire que je dois entrer en conflit avec toi.
Une heure de plus que je désirais te consacrer pour t’exprimer mon propre ressenti.
Le jour viendra où nous comprendrons que nous avons le pouvoir par nos pensées, nos paroles et nos actions d’utiliser la compassion. Elle deviendra alors une arme redoutable de contre manipulation.